Eldira

oeuvre eldira

Devant mon support il y a toujours ce malaise face à la toile blanche, avec un projet souvent vague. L’inconnu.

J’utilise surtout de la peinture à  l’huile, quelques fois de l’acrylique et de la peinture de bâtiment.
J’intègre sur ma toile, du carton, du papier aluminium, du fil, de la poudre de marbre, de la toile de jute et des colles…J’y pose de vieilles pages sur lesquelles j’ai, il y à longtemps, griffonné des mots incompréhensibles et illisibles que je recouvre d’huile de lin. J’utilise aussi de la cire pour chaussures et de la cire à épiler.
J’aime chercher, donc j’aime les accidents ?
Le temps ne compte pas.
Je compose avec mes erreurs de collages, de couleurs et de formes à la recherche d’une cohérence qui sera évidemment une cohérence selon ma définition, variable selon mes états d’âme et aussi mes tranches de vie et sans doute un tas d’autre choses. Un voyage.

Et vient le moment où je dis « mon tableau est terminé ». Une décision qui n’est pas toujours « logique ». Et ce malaise encore: « Mais je vais faire quoi maintenant ? »Puis vient le temps qui augure de nouveaux accidents.

Partager. Ce qui implique les autres. Ce qui n’est pas de tout repos.
J’aime cette citation: « Je est un autre » de Rimbaud.